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Etape du Tour Acte 2 Mondovélo

Descente du tourmalet

Descente du Tourmalet

IL s'agit du bulletin d'information officiel du site de l'étape du Tour 2012.


Bientôt les détails de cette aventure dans la presse avec le Birdy race ainsi que le test de la machine.

 

LE RENDEZ-VOUS DES COSTAUDS !

C’est au courage que des milliers de cyclos ont rallié Pau à Bagnères-de-Luchon. La longueur du parcours, la difficulté des cols et surtout le froid humide ont testé les organismes. L’Etape du Tour : un rendez-vous de costauds…

Pas de répit pour les braves. Au départ de Pau, le ciel est couvert. Mais personne – prévisions météo plutôt favorables à l’appui – ne songe encore à envisager la suite. Il faut grimper les premières rampes de l’Aubisque pour réaliser qu’une humidité tenace règne sur les pentes des cols pyrénéens.

Les pelotons encore groupés entrent dans le brouillard à 1 500 mètres d’altitude. Au sommet de la première difficulté du jour, les coureurs ne s’attardent pas et engagent le duel avec leur plus grand rival du jour : le froid. En l’espace de quelques kilomètres, les silhouettes se figent sur les vélos. Aux avants postes, les gendarmes tentent de convaincre quelques vaches d’évacuer la chaussée et de regagner leurs alpages. On n’y voit pas à 50 mètres !

Argelès-Gazost en bas de la longue descente. Deuxième ravitaillement complet de l’étape. Premiers coups de moins bien. Thierry est le premier à sonner l’alarme : « Il fait froid là haut. Très froid. » Quelques secondes plus tard, Philippe lâche résigné : « Je ne repars pas. Abandon. Ce serait dangereux pour moi de continuer. » Ils sont quelques uns à suivre son exemple. Mais l’immense majorité des coureurs se contentent d’un bref moment d’arrêt avant de repartir... « Je ne peux plus bouger mais ça va aller, assure Alain. Abandonner ? Non, non, non. Je vais me refaire la cerise. »

Le Tourmalet se pointe. Immense. Quasi menaçant. Avant d’attaquer ses premières pentes, certains coureurs prennent le temps de rassurer leurs proches en donnant un coup de téléphone. Le ciel reste bas. Et il faut grimper jusqu’à 2 115 mètres d’altitude. Purée de pois à nouveau. Quelques dizaines de supporters font la claque au sommet. Dans leur camionnette, deux gendarmes grimacent : « Il fait 5 degrés. Mais avec cette humidité, la sensation de froid est intense. »

Nouvelle descente. Longue. Fatigante. Les coureurs tracent des trajectoires impeccables sur le bitume mouillé. Mais ils assurent. A Sainte-Marie-de-Campan, ce sont souvent des corps congelés qui s’arrêtent pour récupérer au ravitaillement. En l’espace de quelques minutes, la tente de secours se remplit. « Ils ont froid, remarque sobrement un toubib du service médical. Rien de plus. Le froid. » Certains bénévoles passent à l’action, prêtent leur veste polaire, découpent des sacs plastiques pour confectionner des ponchos. Brigitte se désole: « Ils sont morts et si courageux pourtant. J’aimerais les aider davantage. » Un peu plus loin, Jérôme, s’est assis sur un petit muret. Il grelotte. Sa famille masse énergiquement ses jambes et ses bras. Un petit garçon lui dit : « Papa, je t’aime. »

Voici l’Aspin. Pentes douces dans les sapins. La bruine cesse un peu. Brusquement, les visages se relâchent. Comme si le stress de la première moitié de l’étape avait disparu. Maintenant, c’est au courage qu’il faut avancer. La deuxième moitié du col est plus éprouvante. Et le brouillard choppe à nouveau les petits paquets qui se sont formés au fil des kilomètres. Il faut durer. Ne rien lâcher. Certains trouvent le moyen de sourire. Difficile de ne pas admirer leur courage. Nouvelle descente. Le plus dur est-il fait ? « Non, le plus dur est toujours devant, soupire Claude. Surtout aujourd’hui. »

Il reste une trentaine de kilomètres avant la banderole. Et un dernier col. Peyresourde. Une espèce d’abattement se devine parfois dans le coup de pédales. Grimper encore. Une dernière fois s’enfoncer dans le brouillard. Et affronter la pluie lors des premiers lacets de la descente. Il suffit désormais de laisser filer. Mais peut-on vraiment laisser filer au terme de 200km d’un tel effort ? En entrant dans Bagnères-de-Luchon, les coureurs se redressent. Il y a une espèce d’euphorie dans l’air. Les coureurs voient-ils enfin ces drapeaux tricolores qui n’ont cessé de les accompagner dans leur effort. C’était un 14 juillet. L’Etape du Tour. Un truc de costauds !

 

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